Amusez-vous gentiment chez vous, en fabriquant des décrets-lois. Le 100 : 10 francs.
GRANDE EXPOSITION DE BLANC
Blanc (d'Anjou), le verre 0 fr 75 ;
d'oeufs, le coquetier 0 fr 35;
de céruse, les 35 grs 8 sous;
de poulet, le mètre cube, 3600 fr.;
d'émotion, pour 2 joues, 6 fr 80. Envoi franco contre chèque en blanc
DIVERS
Manuel : L'Art de vendre, 12 fr.
Manuel : L'Art de vendre les manuels, 29 fr 90
(Petites annonces extraites de l'Os à Moëlle n° 26 du 4 Novembre 1938 - Rédacteur Pierre Dac)
LA PETITE ANNONCE DE LA LIBRAIRE
Pour participation à la grande Exposition de Blanc
donnerais blanc cassé (légèrement)
contre chèque en blanc impeccable .
Transmettre à la Librairie.
A PARTIR DE CETTE SEMAINE VOUS POUVEZ M'ADRESSER PAR MAIL
VOS PETITES ANNONCES
EN VUE DE PARUTION VENDREDI PROCHAIN ici
ce genre d'annonce n'est pas donné à tout le monde et certainement pas à moi ...pas assez d'esprit !!les 2 du dessus sont super .. Je vais aller sur tes liens sponsorisés pour voir comment on peut laver plus blanc que blanc...
Commentaire n°4 posté par annick V le 06/11/2009 à 09h12
j'aime bien le vendredi pour lire les petites loufoqueries!!! c'est trop rigolo, et puis je trouve que moi qui lit beaucoup à présent je n'ai pas des idées!!!! bisous nadette
Commentaire n°12 posté par nadette le 06/11/2009 à 13h20
Sympa d'être fidèle aux loufoqueries du vendredi Bises
Longue comme des fils sans fin, la longue pluie Interminablement, à travers le jour gris, Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris, Infiniment, la pluie, La longue pluie, La pluie.
Elle s'effile ainsi, depuis hier soir, Des haillons mous qui pendent, Au ciel maussade et noir. Elle s'étire, patiente et lente, Sur les chemins, depuis hier soir, Sur les chemins et les venelles, Continuelle.
Au long des lieues, Qui vont des champs vers les banlieues, Par les routes interminablement courbées, Passent, peinant, suant, fumant, En un profil d'enterrement, Les attelages, bâches bombées ; Dans les ornières régulières Parallèles si longuement Qu'elles semblent, la nuit, se joindre au firmament, L'eau dégoutte, pendant des heures ; Et les arbres pleurent et les demeures, Mouillés qu'ils sont de longue pluie, Tenacement, indéfinie.
Les rivières, à travers leurs digues pourries, Se dégonflent sur les prairies, Où flotte au loin du foin noyé ; Le vent gifle aulnes et noyers ; Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps, De grands boeufs noirs beuglent vers les cieux tors ;
Le soir approche, avec ses ombres, Dont les plaines et les taillis s'encombrent, Et c'est toujours la pluie La longue pluie Fine et dense, comme la suie.
La longue pluie, La pluie - et ses fils identiques Et ses ongles systématiques Tissent le vêtement, Maille à maille, de dénûment, Pour les maisons et les enclos Des villages gris et vieillots : Linges et chapelets de loques Qui s'effiloquent, Au long de bâtons droits ; Bleus colombiers collés au toit ; Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre, Un emplâtre de papier bistre ; Logis dont les gouttières régulières Forment des croix sur des pignons de pierre ; Moulins plantés uniformes et mornes, Sur leur butte, comme des cornes
Clochers et chapelles voisines, La pluie, La longue pluie, Pendant l'hiver, les assassine.
La pluie, La longue pluie, avec ses longs fils gris. Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides, La longue pluie Des vieux pays, Éternelle et torpide !
Oh que oui, mais comme me dit Fred, pourquoi n'as tu pas pris un billet de retour à une date plus éloignée ? J'avoue ne pas y avoir penser sur le coup d'autant que mon autrer soeur y va pour Noêl, nous aurions pu passer Noëlm les 3 soeuurs ensemble, mais mon Fred m'aurait manqué je crois, mais si c'est à refaire ce que j'espère, je le ferai sans doute. Le soleil fait tellement de bien à mes vieux rhumatismes. Bisous Liza. Béa xxx
Commentaire n°26 posté par babou le 08/11/2009 à 17h36
J'espère que ceséjour t'apportera tout ce que tu souhaites : soleil et bien-être
:
Dans mon petit coin de Grèce vous trouverez une communauté d'ami(e)s "Les Philhéllènes", une CANTINE(comme à la taverne), une "LIBRAIRIE" et quelques loufoqueries hebdomadaires (petites annonces et page "déco"
Merci de votre visite, les clefs sont sous la porte n'hésitez pas à revenir ou à confier votre "newsletter" au facteur qui transmettra
J'oublais ...
Ne partez pas comme ça, il y a de l'eau fraîche et des oranges pressées dans le réfrigérateur, et aussi une bouteille d'ouzo ... Il fait soleil, vous avez bien le temps de vous
arrêter, nous avons tant à nous dire ...
Un clic sur blanc pour voir tout en transparent. Bisous
Jean-Yves
Bises Edith
Je vais aller sur tes liens sponsorisés pour voir comment on peut laver plus blanc que blanc...
bisousbisous et clic du jour
bisous
Merci, Liza.
Ton livre est arrivé ce matin, je vais pouvoir l'emmener dans mes bagages. Chouette !
Bisous et bonne journée.
c'est trop rigolo, et puis je trouve que moi qui lit beaucoup à présent je n'ai pas des idées!!!!
bisous nadette
et clic ... blanc
MAMINOU
bon week end bise tinou66
allez bisous et clic de la maison
MAMIN OU
qing et rene
Bisous et bon week-end
Trinity
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
Infiniment, la pluie,
La longue pluie,
La pluie.
Elle s'effile ainsi, depuis hier soir,
Des haillons mous qui pendent,
Au ciel maussade et noir.
Elle s'étire, patiente et lente,
Sur les chemins, depuis hier soir,
Sur les chemins et les venelles,
Continuelle.
Au long des lieues,
Qui vont des champs vers les banlieues,
Par les routes interminablement courbées,
Passent, peinant, suant, fumant,
En un profil d'enterrement,
Les attelages, bâches bombées ;
Dans les ornières régulières
Parallèles si longuement
Qu'elles semblent, la nuit, se joindre au firmament,
L'eau dégoutte, pendant des heures ;
Et les arbres pleurent et les demeures,
Mouillés qu'ils sont de longue pluie,
Tenacement, indéfinie.
Les rivières, à travers leurs digues pourries,
Se dégonflent sur les prairies,
Où flotte au loin du foin noyé ;
Le vent gifle aulnes et noyers ;
Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps,
De grands boeufs noirs beuglent vers les cieux tors ;
Le soir approche, avec ses ombres,
Dont les plaines et les taillis s'encombrent,
Et c'est toujours la pluie
La longue pluie
Fine et dense, comme la suie.
La longue pluie,
La pluie - et ses fils identiques
Et ses ongles systématiques
Tissent le vêtement,
Maille à maille, de dénûment,
Pour les maisons et les enclos
Des villages gris et vieillots :
Linges et chapelets de loques
Qui s'effiloquent,
Au long de bâtons droits ;
Bleus colombiers collés au toit ;
Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre,
Un emplâtre de papier bistre ;
Logis dont les gouttières régulières
Forment des croix sur des pignons de pierre ;
Moulins plantés uniformes et mornes,
Sur leur butte, comme des cornes
Clochers et chapelles voisines,
La pluie,
La longue pluie,
Pendant l'hiver, les assassine.
La pluie,
La longue pluie, avec ses longs fils gris.
Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,
La longue pluie
Des vieux pays,
Éternelle et torpide !
Il m'a beaucoup amusé ce livre.